
Et voici la bonne nouvelle du jour de la semaine du mois de l’année : le projet de loi création et Internet (aka Loi HADOPI) a été rejeté aujourd’hui même par l’Assemblée Nationale !
Tandis que le Parlement Européen refusait la riposte graduée pour la troisième fois, que le Web français procédait à une opération de black-out, que les seuls pays favorables à la riposte graduée abandonnaient le projet les uns après les autres, notre gouvernement s’entêtait à faire l’éloge d’une loi inefficace, liberticide et inapplicable. Enfin ça c’était jusqu’à aujourd’hui 13:30, quand l’Assemblée Nationale a rejeté le projet (15 voix contre 21).
Pas franchement inquiété par l’impossibilité de télécharger à l’avenir (des moyens pour outrepasser la surveillance étaient déjà mis en oeuvre avant même que la loi ne soit entérinée) c’est plutôt le comportement du gouvernement qui m’a fait frémir : Hadopi était synonyme d’un flicage du Net, la présomption d’innocence aux oubliettes faisant condamner de nombreux innocents, tout ça pour quoi ? les artistes n’auraient pas gagné un centime de plus.
Au moins grâce à ce débat bon nombre de citoyens ont pu se rendre compte des réelles motivations (faire plaisir aux majors ?) de ceux qui nous gouvernent. Je ne généralise pas toutefois et présente à mon tour mes remerciements aux députés qui ont défendu notre liberté.
Avant que Mme Albanel ne revienne à la charge, il serait peut-être de bon temps de revoir en profondeur l’industrie musicale française :-D
Allez, champagne !