Handicap as a Service, moteur d’inclusion numérique

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Handicap as a Service, moteur d’inclusion numérique

Pour celles et ceux qui travaillent dans l’IT, le titre de cet article évoquera sans doute pas mal de choses, pour les lecteurs moins techos cet anglicisme déformé n’a sûrement aucun sens pour le moment. Et pourtant c’est un terme qui résume parfaitement l’idée qui germe en moi depuis plusieurs années et qui me motive à travailler d’arrache-pied jusqu’à atteindre mes objectifs. Commençons par une explication.

Si j’ai dit plus haut que les technophiles seront sans doute sensibles à mon « Handicap as a Service« , c’est parce que l’appellation « Trucmuche as a Service » est répandue depuis quelques années, suite à la démocratisation du Cloud computing.

IaaS, PaaS, SaaS sont autant de termes expliquant la mise à disposition de ressources matérielles et logicielles dématérialisées en libre-service, sans aucune contrainte de maintenance, dotées une grande scalabilité (traduction : l’élasticité des ressources à la demande, augmentation comme réduction) et par conséquent très intéressantes d’un point de vue financier.

Nous utilisons tous sans le savoir des solutions basées sur ces technologies, nos messageries Gmail par exemple sont accessibles partout et tout le temps sans qu’on ait la moindre idée de la façon et de l’endroit d’où sont gérées nos données. La dématérialisation des ressources informatiques est une révolution qui se poursuit depuis plusieurs années et bouleverse l’écosystème numérique.

Parenthèse pour les relous puristes : j’aurais pu jouer à fond la dénomination à l’anglaise, DaaS, mais ça existe déjà (Desktop as a Service, bureaux virtuels accessibles à distance). Et puis le terme « handicap » existe en anglais. Et pour l’instant je m’adresse à un lectorat francophone.

Quelle corrélation entre le handicap et le Cloud ?

Ce que je souhaite pour les prochaines années, c’est permettre aux personnes en situation de handicap de recourir à des services en tous genres grâce numériques et en fonction de leurs besoins. Piocher quand ça nous chante parmi une multitude de solutions : informatique, tourisme, transports, jeux vidéo, échanges, achats en ligne… La liste est longue, inversement proportionnelle, les services disponibles réduits.

C’est ça le HaaS, des services à la carte pour les personnes en situation de handicap.

J’en parlais il y a quelques instants, le Cloud c’est aussi une diminution drastique des contraintes, des économies substantielles, une évolutivité à toute épreuve et une facilité d’utilisation incroyable. Il en va de même pour la vision que j’ai du HaaS.

Les services doivent être inclus dans l’économie numérique globale et non pas segmentés, ghettoïsés. Une inclusion tellement limpide qu’elle est invisible pour les utilisateurs dits « valides » mais bel et bien présente et impactante pour ceux ayant des besoins particuliers. On pourrait à nouveau faire l’analogie avec la messagerie Gmail, utilisée par des millions de personnes en toute simplicité, et proposant des fonctions adaptées aux besoins de chacun (exemple : le système de filtrage avancé pour les recherches).

C’est ça mon idée

Présenté dans cet article, ça peut paraître flou. Mais la totalité de mon plan pour les prochaines années est basée sur ce concept : le handicap en tant que services.

Je pourrais m’étaler pendant des heures sur le sujet, je reparlerai sans doute de tout ceci à l’avenir (je le fais déjà dans ma newsletter) mais je voulais partager avec vous la genèse du truc, l’étincelle qui m’a donné envie. C’est un gros morceau bien sûr, ça va nécessiter des compétences très particulières et une forte connotation technologique. Sans doute de l’argent aussi et beaucoup d’énergie.

Par contre ça risque d’être super sympa quand ce sera au point.

Vous aussi vous avez des projets ? Ou peut-être l’envie de participer à des projets ? Ou de partager vos idées ?

On parle Intelligence Artificielle dédiée au handicap maintenant ?

1 Commentaire

  1. F.J.  —  29 septembre 2017 at 12 h 34 min

    Salut Maxime,
    merci de partager ton envie de faire, elle est communicative ! J’avoue ne pas être très au courant du nombre incroyable d’évolutions qui existent dans cette terre virtuelle du milieu. Je découvre d’ailleurs à travers ton billet cette déclinaison de «a-a-s», et ça fait tout de même bizarre d’y voir en tête le terme « handicap ». Ce qui est sûr de mon point de vue, c’est que les manques d’accessibilité en tous genres on en a plein le «ass», et que si des services, aussi nuageux qu’ils soient, permettent de mettre un peu de soleil dans nos vies cela ne peut-être que bénéfique…
    En tout cas je te fais confiance pour apporter ta pierre à l’édifice ! Bon courage à toi et à bientôt, bises, F 😉

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