Trouver une idée, c’est compliqué. Se décider à commencer, c’est encore plus dur

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Trouver une idée, c’est compliqué. Se décider à commencer, c’est encore plus dur

J’ai souvent l’occasion de discuter avec des personnes qui ont une idée de business en tête, une envie plus ou moins folle qui pourra leur permettre de développer quelque chose de bien et accessoirement d’en vivre dignement. L’envie c’est bien, c’est le moteur indispensable à toute action.

Mais il faut transformer l’envie en projet, la rendre techniquement, humainement et financièrement pérenne. Là déjà, ça se complique. Des idées j’en ai eu des dizaines. Des idées génératrices de chiffre d’affaires, beaucoup moins. Un entrepreneur doit être capable de faire l’autocritique de ses envies, les analyser, les remodeler lorsque nécessaire et parfois même savoir y renoncer quand la différence est trop grande entre l’envie et la réalité du marché.

J’ai l’idée, c’est dans la poche ?

cartonNon non copain, prends une bonne inspiration, ce n’est pas fini. Trouver une idée c’est compliqué, prendre la décision de se lancer l’est encore plus. Certains diront que c’est ce qui fait de vous un entrepreneur, peut-être, je ne sais pas. Mais il y a une chose dont je suis sûr : même quand on a l’idée, c’est franchement difficile de se lancer pleinement.

Je vous donne un exemple, votre serviteur a une idée bien précise en tête. Ça fait des années que je la travaille, je l’ai révisée de nombreuses fois et transformée aussi souvent que j’ai de cheveux sur la tête. J’y crois dur comme fer, c’est pour la développer que j’ai créé la société IDcap. Et pourtant, le sujet est toujours dans les cartons, pas vraiment lancé. J’ai préféré développer d’autres activités avant, pour assurer le coup et avoir les reins suffisamment solides par la suite, me dis-je.

Mais concrètement, j’aurais pu lancer les hostilités il y a des mois. Sans doute différemment, sans doute en prenant plus de risques. J’aurais pu et je ne l’ai pas fait. D’une certaine façon, en étant honnête avec moi-même, je repousse peut-être un peu le moment.

Le travail, c’est du boulot !

perleMa chère maman m’a dit ça il y a quelques mois, on a tous les deux éclaté de rire, elle s’était emmêlée les pinceaux et nous a sorti une perle. Mais l’idée est totalement géniale. Pour avancer dans mon projet il y a du travail, beaucoup de travail. Et travailler correctement c’est tout un art.

Ça ne se fait pas seul, du moins c’est mon avis. J’ai la conviction qu’un entrepreneur doit savoir s’entourer, au début de l’activité plus que jamais. Depuis quelques mois il y a un nouvel associé dans ma start-up, il m’épaule drôlement et prend le relais petit à petit sur certaines activités opérationnelles. C’est fondamental de bien connaître les personnes avec qui on travaille au quotidien. Imaginez la galère en cas de recrutement d’une quiche quand on est que deux à gérer le navire, c’est un coup à se tirer une balle.

Pour moi c’est essentiel l’entourage professionnel, en interne comme en externe. Et même chose pour les partenaires. Ça prend du temps mais je crois que c’est nécessaire.

La peur se gagne, le courage aussi. Poule mouillée !

Le recrutement n’est pas la seule difficulté, je le sais, je commence à avoir une petite expérience. D’autres difficultés sont à considérer : développer un MVP qui tiendra la route, définir la stratégie de vente, tester le marché, ramer pour attirer les 10 premiers clients, les bichonner comme une collection de Dragonball pour qu’ils m’apportent de nouvelles opportunités, résister à l’ascenseur émotionnel et aux imprévus tri-quotidiens, aller frapper à la porte d’investisseurs, obtenir quelques deniers pour développer la suite du projet, rendre des comptes et serrer les dents, rester droit dans ses bottes, conserver la feuille de route tout en gardant la souplesse nécessaire à certains ajustements, imaginer le développement à long terme

Une fois qu’on y est, il faut être préparé à quelques nuits blanches et nœuds à l’estomac. OK, pour l’instant c’est de l’extrapolation. Mais ça viendra, c’est certain. On ne développe pas une idée de furieux avec une facilité déconcertante.

Bon, on fait quoi ? On remonte les manches ? Évidemment, c’est ça qu’on aime ! Comme dirait ma grand-mère :

On n’engraisse pas les cochons à l’eau claire

1 Commentaire

  1. F.  —  18 novembre 2017 at 20 h 27 min

    En tous cas j’espère que ça finira pas en eau de boudin, parce que la douleur, ça fait mal, pour paraphraser 2 générations de femmes de ton entourage 😉 Moi aussi j’ai des idées sur tout. Enfin j’ai surtout des idées pour reprendre notre bon Coluche cette fois. Sans compter que rester droit dans ses bottes avec une scoliose, ce n’est pas une mince affaire, c’est même le plus gros du travail. Mais de là à être bien dans ses basket, là c’est serré. Il faut dire que le soutien c’est bien, surtout quand ton surmoi fais des siennes… Je sais que même sans bras tu mouillerais le maillot, parce que t’es pas du genre à abandonner à la première manche. Aussi je te souhaite pleine réussite : ne lâche rien à part la pression à l’occasion, car même si tout ça t’éclate au second degré, ne va pas non plus jusqu’à te faire imploser! Bise mon ami

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